vendredi 24 novembre 2017

Eau, Assainissement et Sécurité Alimentaire : Résultats et Enjeux de notre Enquête à Kiendsom et Rapéla

État initial de la ressource en eau, de l'assainissement et de la sécurité alimentaire, propositions et engagements pris par la population  des Villages de Kiendsom et Rapéla

 

 NOUVEAU : Si vous souhaitez participer financièrement bienvenue sur colleo ou helloasso. Les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66%. Merci d'avance pour votre aide. Rescrit fiscal sur simple demande.

  https://www.helloasso.com/associations/un-pont-pour-un-puits/formulaires/1
 

 https://www.colleo.fr/cagnotte/10058/prosperite-en-brousse

 

Un petit rappel pour commencer : 

Le château d'eau : Prêts pour l'ouverture des vannes ?

 

UN PONT POUR UN PUITS est une association qui appuie les populations défavorisées dans les domaines de l'éducation, de l'accès à l'eau et à l'assainissement, de l'agriculture, de la santé et de l'environnement (développement intégré). 

Etienne Nikiéma, chef ZAT fait l'exposé des résultats de l'enquête auprès des ménages des deux villages de Kiendsom et Rapéla
Actuellement, nous terminons notre troisième projet : Il s'agit d'une enquête/étude qui vise, durant les trois ans à venir, à généraliser à deux villages burkinabés (Kiendsom et Rapela), l'accès à l'eau et à l'assainissement et la sécurité alimentaire.


Inauguration de l'AEPS de l'école de Kiendsom
Érosion des sol à Kiendsom : le "travail" de deux saisons des pluies 2015 et 2016
C'est le prolongement logique de nos deux premiers projets en faveur de l'école du village de Kiendsom menés en partenariat avec L'AMI, Les Eaux Vives, les Collectivités territoriales françaises et Koassanga pour les projets eau, hygiène et assainissement.

Visite de la délégation de Kiendsom à Koassanga au côté d'une autre délégation


Nous travaillons en partenariat avec Koassanga qui maîtrise parfaitement le "processus de développement EcoSan (1)" avec utilisation des sous-produits en agriculture dans une approche systémique

 

Les féces mis en sac après 6 mois d'hygiénisation et tamisage peuvent être utilisés sans risque ni dégôut

 (1) "EcoSan" est l'acronyme anglophone de "Ecological Sanitation" ou Assainissement Écologique en Français. Il s'agit de toilettes sèches à deux fosses ventilées avec gestion séparée des fèces et des urines, pour un traitement appelé "hygiénisation" qui les rend propres à l'utilisation en agriculture écologique intensive.

 

Deux champs-tests montrant la supériorité de la pratique EcoSan (utilisant méthodiquement les sous-produits des latrines) et la pratique paysane traditionelle(fumure organique occasionnelle)
Nos actions sont subventionnées par l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, la Région de Bourgogne-Franche-Comté, les départements du Doubs (premier et second projet) et du territoire de Belfort (Tandems solidaires) et la Ville de Besançon.

Nous visons pour Kiendsom et Rapela le statut de Village-Ecole afin de répandre ce puissant moyen de développement.

NOUVEAU : Si vous souhaitez participer financièrement bienvenue sur colleo. Les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66%. Merci d'avance pour votre aide. Rescrit fiscal sur simple demande.

https://www.colleo.fr/cagnotte/10058/prosperite-en-brousse


Voici le sommaire du développement qui va suivre :  

 

1. Pourquoi cette étude ?

2. Comment cette étude a-t-elle été menée à bien ?

3. Quels sont les principaux résultats de cette étude ?

4. Quelles propositions d'amélioration ont été exposées aux habitants de Kiendsom et Rapéla ?

5. Comment les populations ont-elle accueilli les résultats de l'enquête et les préconisations ?

6. Quels sont les objectifs à atteindre ?/ Comment les atteindre ?

7. Dans quel plan de développement les villages de Kiendsom et Rapéla se sont-ils engagés ?

8. Quelle est, suite à cette étude, notre redevabilité au près des institutions ?

9. En quoi ce plan de développent est original ?

 

Conclusion et remerciements


1. Pourquoi cette étude ?

1.1 Au cours de la réalisation de notre deuxième projet "Hygiène et assainissement pour l'École Primaire de Kiendsom" nous avons rencontré quelques difficultés. L'étude de faisabilité s'était pourtant bien passée et l'accueil des population a été chaleureux et enthousiaste (voir articles précédents).

Les latrines étaient au départ sous-utilisées en raison de réticences des personnels enseignants à utiliser eux aussi les latrines EcoSan et du changement de direction de l'école. Il y a eu un manque de prise en compte de l'adhésion rapide des populations au processus de développement associé et les mesures à prendre ont tardé. Des mesures correctives ont été adoptées en mai 2016 qui ont permis la relance du processus : condamnation des latrines VIP de l'école obligeant l'utilisation du nouveau moyen d'assainissement.



1.2 De toute manière il était préférable de faire un état des lieux initial de la ressource en eau, de l'assainissement et de la sécurité alimentaire. Connaître la situation de départ est le préalable à toute action qui doit être évaluée par la suite. 

Si non, comment mesurer l'impact du projet de développement ?

1.3 Cela nous a laissé le temps de réaliser des champs-test céréalier permettant de comparer de visu et sur leur propre terroir, les résultats de l'agriculture paysanne (épandage occasionnel de fumures animales) et ceux obtenu par l'application méthodique et optimisée des engrais EcoSan, sous-produits des latrines.

Visite d'un champs-test céréalier à Kiendsom le 28 octobre 2017 à l'occasion de la restitution de l'étude/enquête sur l'état initial de la ressource en eau, l'assainissement et la sécurité alimentaire.
Voici l'un des 40 urinoirs construits pour collecter les urines à hygiéniser pour les champs-tests. Tous les urinoirs à construire l'ont été suivant les recommandations de Koassanga, experte Processus EcoSan. Tous sont utilisés convenablement.


2. Comment cette étude a-t-elle été menée à bien ?

2.1. Il a fallu dans un premier temps monter un dossier de demande de subvention suffisamment renseigné, argumenté et convaincant pour les collectivités territoriales (32 pages plus les documents annexes).

Voici la synthèse de la partie "Étude" proprement dite avec quelques éléments financiers :

Nous avons un budget de 32450 €  / 33000 Euros prévus

Participation de la Région de Bourgogne-Franche-Comté : 7500

Participation de l'ADE RMC : 21092 €
Participation de la Ville de Besançon 500 €
Participation UPPUP : 2500 €

Valorisations UPPUP/Partenaires étrangers : 4950 €

2.2 Le questionnaire a dû être conçu avec l'implication de la Direction Provinciale de l'Agriculture (DPA) de l'Oubritenga (Province du Plateau Central dont dépend Koassanga /Ziniaré) et du Namentenga (Province du Centre Nord dont dépendent Kiendsom et Rapéla /Boulsa).


Le formulaire d'enquête a été rédigé à partir du questionnaire, révisé par un statisticien chargé du traitement des données et archivé. Il est nécessaire de s'appuyer sur une expertise officielle afin que les résultats de l'étude soient validés par les autorités.

Des traducteurs diplômés ont dû en suite faire la traduction du Français en Mooré et du Mooré en Français.

2.3 Tous les ménages ont été enquêtés : 141 à Kiendsom (1458 habitants) et 43 à Rapéla (418 habitants).

Il y avait 6 enquêteurs autochtones, accompagnés au besoin d'un interprète, un par quartier, formés au remplissage des formulaires. Il s'agit d'un travail énorme de compilation des données (20 pages par formulaire !) qui nous a fourni les précieux résultats de l'enquête.

2.4 Les données ont été traités par des techniciens et des ingénieurs compétents pour élaborer des préconisations pertinentes pour améliorer la situation et développer le village.

2.5 Ces résultats et préconisations devant être validés par l'ensemble des villageois, l'exposé des résultats de l'enquête et les préconisations a été fait officiellement lors de la restitution publique du samedi 28 octobre 2017 Place du Marché à Kiendsom.
 
L'assistance très nombreuse montre l'intérêt de la population pour le processus de développement EcoSan. En rouge le chef ZAT, en noir, le chef de projet de Koassanga, à sa droite le Président de UPPUP, plus à droite les 6 enquêteurs ou enquêtrices (3 hommes et 3 femmes).

Ces préconisations une fois validées par le conseil du Village débouchent sur un plan d'action qui a été validé par l'assemblée ce même jour !

3. Quels sont les principaux résultats de cette étude ?

 3.1 La situation géographique et démographique de Kiendsom et Rapéla est la suivante :

Étienne Nikiéma Ingénieur agronome et chef ZAT (zone agricole) très impliqué dans le développement de l'agriculture écologique suivant le modèle de Koassanga

Pays : Burkina Faso

Région : Centre Nord

Province : Namentenga 

Commune : Boulsa

Villages :                 Kiendsom                                    Rapéla

Population :            1458 habitants                         418 habitants

Ménages :                 141                                           43

Concessions :              91                                           28

 

 3.2 Résultat de l'enquête sur l'Assainissement, situation et souhait de la population :


3.3 Résultats de l'enquête sur la ressource en eau potable :

PMH signifie Pompe à Motricité Humaine c'est à dire à la force des bras.

AEPS signifie Accès à l'Eau Potable Simplifié c'est à dire Robinet relié à un réseau alimenté par un chateau d'eau ou un réservoir en hauteur

et 3.4 Résultats de l'enquête sur l'autosuffisance alimentaire :

3.5 Résultats de l'enquête sur la sécurité alimentaire :


 3.6 Intermède festif. 

Jusque là c'était facile que du bonus mais c'est après que les choses sérieuses ont commencé : la contre partie de la subvention de l'EcoSan avec les préconisation. 
Les danseurs traditionnels dansent pour nous au son des percussions.

Les danseurs traditionnels dansent pour nous au son des percussions.

Nous allons placer la barre très haut en terme de travail et de changement des représentation de la propriété foncière. 

La tension monte tout l'enjeu est là.

 

4. Quelles propositions d'amélioration ont été exposées aux habitants de Kiendsom et Rapéla ?

 

Après l'exposé des résultats de l'enquête pour approbation, des propositions d'amélioration ont été faites pour être débattues et soumises à la volonté des populations intéressées.

 

4.1 Les forages en panne devront être réparés et d'autres forages effectués. La redevance service de l'eau et la taxe assainissement pour la maintenance des forages sera payée au volume à l'Association des Usagers de l'Eau (AUE) et non plus au coup par coup par une collecte en cas de panne.

 

4.2 Seront construites 141 Latrines sèches écologiques EcoSan. Priorité sera données aux habitants ne disposant d'aucun mode d'assainissement.

 

4.3 Les latrines seront subventionnées pour trois raisons : Les populations vivent dans une extrême pauvreté, un effort colossal d'aménagement des espaces cultivés sera demandé aux habitants pour protéger les sols et la ressource en eau (voir plus loin), troisièmement les deux villages ont vocation à devenir villages-écoles pour diffuser dans la Province et au delà, le processus de développement EcoSan.

 

4.4 Les ménages devront consacrer trois journées par semaine, durant les mois de mars et avril de chaque année sur trois ans à l'aménagement des espaces cultivés : cordons pierreux, haies vives, bandes enherbées sur 20 hectares par an de cultures vivrières (Sorgho, mil, maïs, niebé (haricot), sésame, arachide et 10 hectares par an de "bas fonds" pour la culture du riz pluvial. 

 

4.5 Et, chose impensable au Burkina tant le lien à la propriété est fort :

Mise en commun pendant 5 ans des parcelles qualifiées pour l'aménagement collectif des espaces cultivés (30 hectares par an) puis partage au mérite des récoltes produites, suivant leur participation, obligatoire pour tous les ménages voulant s'équiper de latrines EcoSan.

Une liste de présence sera remplie quotidiennement dans un cahier tenu par un responsable.

 

Cet aménagement de 90 hectares sur trois ans pendant 5 ans correspond au GIFS de Koassanga réalisé sur 5 hectares pendant 5 ans (voir articles précédents). Il permettra à lui-seul d'arriver à la sécurité alimentaire pour les deux villages sans compter le travail des parcelles non mutualisées

 

4.6 Trois champs-école céréaliers de 1ha chacun seront aménagés

- un hectare de champs-école céréalier "EcoSan" amménagé à Kiendsom
- un hectare de champs-école céréalier "EcoSan" amménagé à Rapéla
- un hectare de champs-école pour le riz pluvial "EcoSan" amménagé dans les "bas fonds" (zône humide persistante à la saison des pluies).

5. Comment les populations ont-elle accueilli les résultats de l'enquête et les préconisations ?

Les habitants de Kiendsom et Rapéla ont validé à l'unanimité les résultats de l'enquête menée par les 6 enquêteurs endogènes (un par quartier de Kiendsom)
 
5.1 Les populations ont accepté le paiement de la taxe au volume d'eau consommé. Le chef de projet a insisté sur ce point, ce à quoi les populations ont répondu qu'ils avaient pris l'habitude de payer l'eau prise à l'A.E.P.S. de l'école (5 FCFA/1centime d'Euros le bidon de 20 Litres ou 50 FCFA/10 centimes d'euros le baril de 200 litre.)

5.2 Les populations ont accepté le travail colossal d'aménagement des espaces cultivés tel que défini par le BuNaSols et le chef Z.A.T. délégué par la direction provinciale de l'Agriculture.


5.3 Les populations ont accepté de mettre en commun les parcelles éligibles à l'aménagement des espaces cultivés. Mais il y a eu un débat un peu houleux à un certain moment.  C'était prévu, signe que la population a bien saisi la nature et la mesure des enjeux : Sur un "puzzle" représentant les parcelles de chaque concession, le chef Z.A.T. a représenté les aménagements anti-érosifs nécessaires respectant les courbes de niveau (horizontalité) et les différentes parcelles cultivées (en damier avec rotation des cultures).

Un propriétaire a protesté : "Je vais tout de même pas accepter que mon voisin ou quelqu'un du village d'à côté vienne cultiver mon champs !?" 

Ce à quoi le chef de projet Koassaga a répondu : "Nous avons fait l'étude dont les résultats vous ont été présentés aujourd'hui et voilà ce que nous vous proposons. Nous ne savons pas faire autrement. Vous cultivez très bien sans nous, vous estimez être en sécurité alimentaire, nous irons proposer nos services à d'autres villages, dans moins de cinq minutes nous auront quitté le village."

Le représentant du chef du village a repris le protestataire en disant : "Qu'est-ce que tu racontes ? Pour une fois que quelqu'un vient nous proposer quelque chose de valable tu vas le faire partir ?" Et les propriétaires terriens se sont rangés à son avis.


Là est intervenu un habitant de Koassanga qui a expliqué : "Moi aussi j'étais comme vous, je refusais que quiconque vienne cultiver sur mes terres. Mais j'ai compris que mon sol deviendrais plus fertile et que je pourrais retrouver ma propriété après 5 années avec des aménagement durables et très coûteux. Il me suffit à présent de 1/2 hectare pour subvenir aux besoins de ma famille alors que avec un hectare je ne récoltais pas assez."

Après cette réponse, les craintes et les appréhensions se sont dissipées et les tensions se sont apaisées. La révolution, s'est opérée dans le calme : En moins d'une heure, des siècles de représentation de la propriété foncière se sont effondrés ; sans discours moralisateurs, ni jugements de leurs ancêtres, ni humiliations, ni infantilisation mais avec le plus grand respect dû à des populations certes très pauvres mais tout à fait dignes. 

Nous avons simplement proposé un nouveau modèle de développement dont la qualité supérieure a rendu obsolète le modèle précédent .

5.4 La clôture de la cérémonie de restitution a donné lieu à de chaleureuses poignées de main où même le représentant du chef village est venu nous assurer de sa bénédiction. 

Un jeune bélier nous a été offert ainsi qu'un jeune coq par Kiendsom et Rapéla. 

Sachant que le cadeau est à la hauteur de la considération des visiteurs, nous pouvons dire qu'ils étaient contents de notre venue et du projet de développement proposé, dans lequel ils se sont déjà fortement impliqués.

Voici le jeune bélier et le jeune coq qui nous ont été offert par les anciens de Kiendsom et Rapéla.

 

6. Quels sont les objectifs à atteindre ? / Comment les atteindre ?

En trois ans :

  • 100 % des Ménages auront un accès à l'assainissement / 141 latrines EcoSan seront construites subventionnées
  • 90% des ménages seront à moins de 1 km d'un point d'eau potable / Les 10 forages à PMH (pompes à motricité humaine) seront réhabilités et/ou entretenus et 2 à 5 autres construits.
  • L'accès à l'eau potable sera pérennisé / Création et fonctionnement des AUE (Associations des Usagers de l'Eau) avec taxe assainissement au volume d'eau consommé pour l'entretien des équipements.
  • Kiendsom et Rapéla seront en sécurité alimentaire / 90 hectares de culture (soit 4% des 20 km² des deux villages) seront équipés d'aménagement anti érosifs protégeant à la fois la ressource en eau et les sols tout en permettant de bénéficier du potentiel offert par les sous-produits EcoSan.

7. Dans quel plan de développement les villages de Kiendsom et Rapéla se sont-ils engagés ?

  •  Acquisition de compétences en gestion et maîtrise de l'eau
  •  Acquisition de compétences et réalisation d'aménagement des espaces cultivés.
  •  Gestion intégrée de la fertilité des sols sur 90 hectares
  •  Formation en développement intégré de la technologie EcoSan
  •  Accession au statut de Village École pour les deux villages pour l'Assainissement Ecologique

8. Quelle est, suite à cette étude, notre redevabilité au près des institutions ?

Nous tenons cette étude à disposition des organismes d’État qui nous ont soutenu techniquement et financièrement au Burkina et en France. Cette étude pourra servir de base pour d'autres projets similaires en coopération ou et solidarité internationale.

La restitution de cette étude a eu lieu au Burkina Faso Place du Marché de Kiendsom/Boulsa le 28 octobre 2017 entre 10 heures et 14 heures GMT en présence des autorités locales.

Une restitution aura lieu à Besançon et à Dijon devant nos bailleurs.

Cette étude donnera lieu à communication dans les médias régionaux où seront mentionnés nos soutiens.

Un Pont Pour Un Puits présentera devant des élèves des collèges et lycée, ses projets de solidarité internationale dans un but d'éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale.

 

9. En quoi ce plan de développent est original ?

  Ce plan de développement implique énormément les populations de plusieurs manières, avec leur total respect et leur consentement :

1. Acceptation du paiement du service de l'eau et de l'assainissement

2. L'assainissement n'est plus son parent pauvre mais il devient le moteur du développement.

3. Les populations se sont en gagées à fournir un travail colossal d'aménagement parce qu'elles sont parti prenantes et motivées.

4. Les représentations sociales et du droit foncier changent, favorisant la paix et l'égalité homme / femme qui évolue vers plus d'autonomie.

5. Nous visons à atteindre des objectifs en terme de préservation de la ressource en eau, de santé, d'éducation et de développement durable en répondant aux attentes et aux préoccupations plus immédiates des populations : la sécurité alimentaire.

 

Lundi 4 décembre 2017 nous avons été sensibilisés aux ODD lors des Assises régionales de la coopération et de la solidarité internationale autour des "Objectifs de Développement Durable" organisées par la région Bourgogne-Franche-Comté, en partenariat avec plusieurs acteurs dont Bourgogne-Franche-Comté International. Nos projets participent à la réalisation de plusieurs de ces objectifs donnés pour les 15 ans à venir.

 

6. Les villages de Kiendsom et Rapéla ont vocation à devenir des Villages Écoles, pilotes pour répandre ce puissant moyen de développement.

7. Nous envisageons un partenariat de coopération décentralisée avec les collectivités territoriales et des partenaires privés, avec une réciprocité des échanges internationaux.

 

Conclusion et remerciements

Cette étude qui a mobilisé tant les populations rurales bénéficiaires que les acteurs associatifs ou institutionnels Français et Burkinabés, nous permet d'avoir un état initial de la ressource en eau, de l'assainissement et de la sécurité alimentaire dans deux villages de brousse, Kiendsom et Rapéla.

La motivation des populations pour l'assainissement EcoSan a été vérifiée, elle s'est exprimée d'une manière très convaincante par des engagements solennels :
  • à payer le service de l'eau au volume, 
  • à fournir une quantité de travail colossale pour aménager l'espace cultivé : 90 hectares équipés de cordons pierreux, de haies vives et de bandes enherbées faits à la main sur trois ans sur des sols ingrats, tassés et souvent peu épais (100 000 heures de travail pour les 181 foyers bénéficiaires). 
  • Enfin ils ont accepté de mutualiser les terres de leurs concessions pour réaliser ces aménagements anti-érosifs qui leur permettront de bénéficier des sous-produits EcoSan.

Merci à Koassanga, aux formateurs, au BuNaSols et au chef Z.A.T. de l'Oubritenga, pour leur vitale et très forte implication.

Merci aux collectivités territoriales françaises pour leurs soutiens ainsi qu'à tous nos autres partenaires associatifs et institutionnels pour leurs soutien technique, logistique ou financier.



  Merci aux habitants de Kiendsom pour leur confiance, leur courage et leur engagement considérable.





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